DATE : 2014-10-28

 

Le géant canadien de l'énergie Hydro-Québec s'apprête à ouvrir un laboratoire de recherche à Lacq (Pyrénées-Atlantiques) pour y transférer une technologie révolutionnaire permettant de produire d'ici à 2020 la batterie du futur.

 

 

Ce laboratoire, qui va employer dans les semaines à venir six personnes dans un premier temps avant de passer à 30 à 40 salariés d'ici 2017, aura pour mission de faire de la recherche fondamentale et de la recherche appliquée visant à l'industrialisation à grande échelle de ce type de batterie.

 

 

L'investissement et les frais de fonctionnement devraient s'élever à 5,5 millions d'euros, pris en charge par la Région Aquitaine qui devrait s'appuyer sur des fonds européens.

 

 

Le but est de développer les batteries à base de lithium-fer-phosphate (LFP) utilisant des nanoparticules permettant de créer des batteries électriques plus petites et plus légères.

 

 

Leur capacité de stockage sera dix fois supérieure à celles disponibles sur le marché et elles pourront supporter 30.000 recharges au lieu de 3.500 pour les batteries les plus en pointe aujourd'hui, celles à base de lithium-métal-polymère (LMP).

 

 

Ces batteries LMP sont également issues d'un brevet de l'Institut de Recherche Hydro-Québec produites en Bretagne et au Canada pour les Bluecar du groupe Bolloré.

 

 

"Au-delà des batteries pour les véhicules légers, ces caractéristiques supérieures permettent de travailler à destination des véhicules de transports en commun, mais aussi sur le stockage d'énergie de masse au pied des éoliennes, des fermes photovoltaïques", a expliqué à Reuters Patrice Bernos, directeur général de Chempark.

SOURCE Reuters