RELEASED ON 15/01/13 (DD/MM/YY)

 

Forte de l'approbation de 39 nouveaux médicaments l'an passé, un  record seulement battu en 1996, l'industrie pharmaceutique décèle de  nouvelles opportunités de croissance en 2013 après des années de vaches  maigres dues à une accumulation de médicaments tombés dans le domaine  public.

 

Que ce soit le cancer, le diabète, les maladies  cardio-vasculaires, la sclérose en plaques ou les hépatites, les  laboratoires pharmaceutiques misent sur nombre de "blockbusters", de  nouveaux médicaments sur lesquels ils misent beaucoup.

 

Roche,  GlaxoSmithKline, Eli Lilly, Biogen Idec, Gilead Sciences et Novo  Nordisk figurent parmi les laboratoires disposant de nouveaux produits  atteignant une phase cruciale de développement en 2013.

 

Les  groupes européens, grâce à l'arrivée sur le marché de nouveaux  médicaments entre 2013 et 2015, ont un potentiel de ventes annuelles  allant jusqu'à 64 milliards de dollars (48 milliards d'euros), selon les  estimations de la Deutsche Bank.

 

En prenant en compte le risque  d'échec, la banque allemande ramène ce chiffre à 27 milliards de  dollars, tandis qu'elle estime les pertes liées à l'arrivée à terme des  brevets à seulement 12 milliards de dollars sur la même période.

 

Simon  Friend, responsable du secteur pharmaceutique pour  PricewaterhouseCoopers, confirme l'embellie attendue par les analystes  de la Deutsche Bank.

 

RETOUR DES INVESTISSEURS

 

Il est  cependant trop tôt, selon lui, pour estimer que les laboratoires  pharmaceutiques sont sortis d'affaire, particulièrement en raison de la  ligne dure qu'adoptent les Etats et les assureurs sur le remboursement  des nouveaux médicaments.

 

"La productivité est en train de  dépasser le point critique, mais l'autre grande question est de savoir  si l'industrie peut obtenir les prix qu'elle veut pour les nouveaux  produits", explique-t-il.

 

Les analystes témoignent toutefois d'un  retour des fonds de croissance dans le secteur et d'un regain d'intérêt  des investisseurs pour les médicaments en devenir, une tendance à suivre  avec alors que Johnson & Johnson et Novartis publient leurs comptes la semaine prochaine.

 

L'une  des homologations les plus attendues, qui pourrait survenir durant le  premier trimestre, est le BG-12 de Biogen, un traitement de la sclérose  en plaque.

 

Il concurrencera sur le marché le Gilenya et l'Aubagio, respectivement des laboratoires Novartis et Sanofi.

 

"Le  prix sera élevé, il sera rapidement absorbé par le marché et il sera  approuvé en temps et en heure parce que la FDA (Food and Drug  Administration) ne peut se permettre de maintenir un tel médicament en  dehors du marché", commente Raghuram Selvaraju d'Aegis Capital.

 

2013, ANNÉE CHARNIÈRE POUR GLAXOSMITHKLINE

 

Le  diabète devrait également faire l'objet de nouveaux traitements, malgré  le rejet par la FDA de médicaments à base de dapagliflozine, inhibiteur  de SGLT2 pour le traitement du diabète de type 2, proposés par  AstraZeneca et Bristol Meyers.

 

Johnson & Johnson devrait  obtenir le feu vert de la FDA pour sa canagliflozine, déjà approuvée par  un panel d'experts la semaine passée, alors que le marché du SGLT2  pèsera quelque 7 milliards de dollars en 2020, selon Damien Conover,  analyste de Morningstar.

 

Leader du marché du diabète, Novo Nordisk  mise de son côté sur une nouvelle insuline à effet prolongé, appelée  Tresiba, pour maintenir ses concurrents à distance. Et le groupe a  également de bonnes chances de succès sur le marché du traitement de  l'obésité, s'il réussit à prouver que son liraglutide est sans danger et  efficace dans la perte de poids.

 

Pour ce qui concerne le cancer,  qui mobilise les investissements en recherche et développement (R&D)  les plus lourds, le ramucirumab d'Eli Lilly est particulièrement  attendu, d'autant que le laboratoire sera confronté à l'arrivée à terme  du brevet de son antidépresseur Cymbalta en décembre.

 

Eli Lilly dispose par ailleurs de 13 médicaments en phase III de développement, un record pour ce groupe pharmaceutique.

 

Roche  compte lui conserver sa place de leader du marché du cancer avec  l'approbation attendue en 2013 du T-DEM1, destiné à traiter le cancer du  sein.

 

Enfin, avec six nouveaux médicaments pour le traitement des  affections pulmonaires, du diabète, du cancer et du sida en attente  d'approbation et deux traitements pour les maladies cardio-vasculaires  et le cancer en phase III, GlaxoSmithKline est peut-être le groupe  pharmaceutique qui attend le plus de 2013.

 

SOURCE Usine Nouvelle